Les applis pour bibliothèques : une fausse bonne idée ?

Jason Howie CC-BY-FlickrJe suis tombé sur cet article qui explique que les journalistes du New York Times n’ont pas le droit d’accéder au site du journal depuis un ordinateur. La démarche peut paraître surprenante mais l’objectif derrière cette interdiction consiste à faire comprendre aux employés combien est importante la connexion mobile. En effet, le trafic internet est depuis quelques temps trusté par le mobile. En France, 42% du trafic est réalisé à partir d’un appareil mobile. Le développement en matière d’équipement (smartphones, tablettes) et l’amélioration de la connexion internet mobile sont les conséquences du déclin (relatif) de l’accès à internet via ordinateur. D’ailleurs, souvenons-nous que Google a décidé récemment de favoriser les sites qui sont responsive design. Au-delà des problèmes de neutralité du Net soulevé par ce changement, cela pose un véritable problème pour ce qui nous intéresse ici plus particulièrement : les bibliothèques.

Les sites des bibliothèques manquent déjà de visibilité dans l’écosystème du Web. Ce changement d’algorithme risque d’accentuer d’autant plus ce problème. Quelles alternatives s’offrent à nous pour tenter de capter l’attention des internautes ? Est-ce que les applications mobiles peuvent être un atout pour les établissements de lecture publique ? En 2010, le magazine Wired annonçait que les applications allaient « tuer » le web et sa caractéristique : l’hypertexte. Avec les applications, nous n’utilisons plus le navigateur et ne cliquons plus de liens en liens pour visiter les sites web. Chaque application est une espèce de silo qui enferme l’internaute dans un espace informationnel clos qui interagit difficilement avec des sources exogènes. Mais les applications ne se suffisent pas à elles – mêmes. Comme l’explique Fred Cavazza, les applis doivent respecter un certain nombre de critères pour garantir une réelle expérience d’utilisation. Qu’en est-il du côté des bibliothèques ? Certains établissements ont sauté le pas et proposent une appli à leurs usagers. Voici un petit tour d’horizon des applis de bibliothèqueswpid-studio_20150615_235131.png

Référencement

Pour ce billet, je me suis appuyé sur l’environnement Android. Si vous avez d’autres résultats sur iOS, n’hésitez pas à les partager en commentaires sous ce billet. Un des premiers problèmes que l’on peut constater est l’absence de visibilité sur le marketplace de Google. La concurrence dans l’environnement des applications mobiles est rude et le système de recommandations de Google n’est pas à l’avantage des applis qui relèvent du processus de la longue traîne.
On constate qu’en effectuant la recherche « bibliothèque » sur Google Play, aucune appli de bibliothèques ne remonte. Il y a bien des applis dédiées à la lecture mais rien n’est proposé par un établissement. Vous allez me dire que je suis de mauvaise foi parce que personne ne taperait seulement bibliothèque sur un moteur de recherche sans ajouter le nom de sa ville. Qu’à cela ne tienne, faisons un test avec le nom d’une commune : « bibliothèque Montpellier ». Voici ce que nous obtenons :
wpid-studio_20150615_235531.pngIl n’y a aucun résultat pertinent qui remonte dans le Google Play. Pourtant, les bibliothèques de Montpellier disposent bien d’une application. La preuve avec la capture d’écran suivante, encore faut-il connaître le nom mystère de l’application. Il ne faut pas oublier que l’internaute est sollicité de partout, l’attention qu’il nous accorde n’est pas illimitée. Nous avons moins de 10 secondes pour le garder. Autrement dit, il ne vas pas tenter mille combinaisons pour tenter de trouver le nom de l’appli.

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iMédiathèque, tellement évident.

Vie privée

Passons l’obstacle de la visibilité pour nous intéresser à la question de la vie privée. Vous le savez, chacun de nos faits et gestes clics sur le Web est traqué. Les bibliothèques ont pour mission d’aider les citoyens à protéger leur vie privée sur internet. Souvenez-vous de la réaction de l’ALA quand on a appris qu’Adobe surveillait les personnes qui ont installé Adobe Digital Editions. Il arrive souvent que les applis qu’on installe sur nos appareils soient un peu trop curieuses. Elles cherchent à accéder à un certain nombre d’informations qui ne les regardent pas. Les applis de certaines bibliothèques n’échappent pas à cette règle.

wpid-studio_20150616_001149.pngwpid-studio_20150616_001117.pngFort heureusement, cette intrusion dans la vie privée n’est pas inéluctable. L’application de la bibliothèque de Toulouse ne demande aucune autorisation sur le téléphone.wpid-screenshot_2015-06-16-10-54-45-1.png

Test

La première mise en garde qu’on peut faire pour les bibliothèques qui souhaitent mettre en place une appli, il faut qu’elle soit accessible à tous. Il ne faut pas que l’appli soit réservée aux usagers inscrits. Il serait inconcevable d’avoir un site qui ne soit accessible qu’aux abonnés de la bibliothèque et qui demande le numéro de carte de la bibliothèque pour accéder à la page d’accueil.

wpid-screenshot_2015-06-16-11-07-26-1.pngQuels services une application peut-elle ou doit-elle proposer ? Le degré minimum d’informations qu’elle doit afficher concerne tout ce qui est pratique : les horaires, les numéros de téléphone, les différents équipements cartographiés s’il s’agit d’un réseau, les services proposés (portage à domicile, l’accueil de classe…) le site web et les réseaux sociaux. L’appli peut également proposer un agenda des différents événements organisés par la bibliothèque.agenda mouscronOn attend évidemment de l’appli qu’elle offre un accès au catalogue de la bibliothèque pour pouvoir effectuer une recherche et réserver des documents. Curieusement, l’appli de la bibliothèque Mouscron ne propose pas cette fonctionnalité. En revanche, celle de Montpellier intègre cette fonctionnalité et dispose même d’un sérieux atout : scanner de code-barre d’un document.scanUne fois le document scanné, l’appli renvoie vers la notice de l’exemplaire (à condition que les bibliothèques le possèdent) et permet d’accéder aux notes et critiques et de consulter la disponibilité de l’œuvre. Notons au passage la fluidité de l’application de Montpellier et un affichage clair de l’information. L’ergonomie est très importante et participe à l’expérience d’utilisation. Il faut pouvoir utiliser les atouts de l’écran tactile (faire défiler une sélection de couvertures par exemple). L’utilisateur doit pouvoir revenir en arrière, sur la page d’accueil ou à un autre onglet sans avoir à fermer son appli et la rouvrir. Bien évidemment, il faut optimiser le temps de chargement des informations sur l’application. Un temps d’attente trop important risque de provoquer une fuite de l’usager.

dispoRevenons un instant sur l’application de Mouscron qui possède également un atout malgré son absence de catalogue. Elle propose des entrées par thématiques : ados/adultes, Jeunesse, En famille. Chacune de ces entrées donne accès à des événements organisés spécialement pour les publics concernés.thématiquesSi la bibliothèque dispose de ressources électroniques et notamment des livres numériques, il serait intéressant qu’elle propose d’y accéder directement depuis l’application. C’est ce que permet notamment l’application de la bibliothèque de Chicago. L’utilisateur peut effectuer une recherche parmi les livres numériques et les audiolivres. Une fois le titre sélectionné, il peut le télécharger ou l’ajouter à son étagère numérique. Si cette fonction est pratique elle manque encore d’efficacité car le téléchargement ne se fait pas directement via l’application. Le bouton « download » nous fait sortir de l’appli et renvoie vers la plateforme d’OverDrive qui permet ensuite de télécharger le titre. Mais cela implique de se reconnecter à nouveau à son compte lecteur pour pouvoir accéder au fichier. Bref, beaucoup de clics pour atteindre l’objectif.ebookNous savons que les internautes consomment de l’information de plus en plus par leur smartphone ou tablette. Ils vont vouloir satisfaire des besoins informationnels directement à partir de leur appareil. Profitons de l’appli pour leur proposer des services à distance type Eurêkoi. C’est ce que propose l’application de la bibliothèque de Seattle. En effet, l’utilisateur peut à tout moment (ou presque) recourir au service Ask a Librarian et poser une question à son bibliothécaire préféré. En cliquant sur Instant Message, l’utilisateur rebondit sur le service de questions-réponses questionpoint.org.askEnfin, allons plus loin et soyons imaginatifs. Facebook est en train de tester aux Etats-Unis les beacons avec certains commerçants. Autrement dit, quand une personne passera à côté d’une boutique équipée de beacons, celle-ci recevra une notification via l’application Facebook « parmi celle proposées devenir “Fan” de la page Facebook de votre boutique, afficher un article de votre page (par exemple un article qui évoque des promos dans votre boutique), consulter les photos et les statuts de ses amis concernant votre boutique ou un simple message de bienvenue. » On pourrait envisager ce principe pour l’adapter aux bibliothèques. A nous d’être créatifs !

Utilisations

L’idée de développer une appli pour être en phase avec les usages mobiles peut être séduisante. Mais ce type de service représente en général un coût non négligeable pour la collectivité. Le coût de développement d’une appli peut atteindre facilement les dizaines de milliers d’euros. Quelle collectivité peut-elle se permettre ce luxe dans un contexte de restrictions budgétaires ? Par ailleurs, quelle garantie avons-nous que les internautes téléchargent notre appli ? Au regard des quelques applis qui ont servi pour rédiger ce billet, on constate que le succès n’est pas toujours au rendez-vous. Par exemple, la bibliothèque de Savigny indique plus de 10 téléchargements sur le Google Play. La bibliothèque de Mouscron a franchi la barre des 50 installations. L’application des bibliothèques de Montpellier a été téléchargée plus de 100 fois. 100 installations pour un réseau comme celui de Montpellier laisse dubitatif. Le coût de développement de l’application n’est pas communiqué mais il est quasiment certain que cela n’a pas coûté 1500 euros à l’instar de Mouscron. Au regard de ces chiffres, faut-il en conclure que l’application de bibliothèque est inutile ? Je ne pense pas qu’il faille retenir cela. Il existe d’autres bibliothèques pour lesquelles les résultats sont plus probants. La New York Public Library propose également une application et affiche plus de 10 000 téléchargements. Vous allez me rétorquer qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes. Je vous réponds que vous avez raison mais malheureusement le réseau des bibliothèques de la Ville de Paris (qui par certains aspects pourraient être comparé au réseau de bibliothèques new-yorkaises) n’a pas investi dans une véritable application. (Un site mobile existe néanmoins). Concernant la sous-utilisation d’un service de bibliothèque, ce n’est pas quelque chose de véritablement nouveau. Combien de documents achetés ont un taux de rotation quasiment nul ? Combien de ressources numériques affichent un faible taux de connexion ? Pourquoi les applications échapperaient-elles à cette règle ? La réponse est simple parce qu’il n’y a pas d’appropriation sans médiation. La communication autour d’une offre ou d’un service ne suffit pas. La mise en œuvre de dispositifs de médiation est indispensable pour favoriser l’utilisation d’une ressource. Il y a un autre élément à prendre en compte dans la mise en place d’une application c’est le multiplateforme. En effet, nos usagers possèdent des appareils qui tournent sous iOS, sous Android voire sous Windows Phone. Dans l’idéal, il faudrait être en mesure de proposer différents accès. Les bibliothèques de Toulouse ont développé une appli pour iOS depuis plusieurs années. En 2011, elles annonçaient le développement d’une version Android. Aujourd’hui, la version Android existe mais rien n’indique s’il s’agit d’une version officielle.

Cela peut surprendre mais il y a effectivement des applications pour smartphones qui ne sont pas les applis officielles de l’établissement. C’est le cas notamment de l’application Librairizz Grenoble qui indique très clairement que c’est une « application non officielle ». Mais ce qui est intéressant de noter dans cette démarche, c’est de voir que quelqu’un a pris l’initiative de développer cette appli comme si son absence représentait un problème pour certains usagers. Ce type de démarche, à condition qu’elle soit fréquente et plébiscitée, pourrait nous inciter à nous tourner vers le développement d’applications. Toutefois, ce genre d’initiative, aussi pratique soit-elle, peut soulever des problèmes. En effet, cette appli affiche un bandeau publicitaire permanent peu importe les onglets sur lesquels vous naviguez. Imaginons un instant la réaction d’un usager qui aurait eu envie de télécharger cette appli sans voir qu’elle n’a pas été développée par la collectivité.  Quelle serait sa réaction en voyant cette publicité ? L’image de la collectivité est ici directement remise en question.librairizz

 Conclusion

Bien évidemment ce billet n’a aucun caractère scientifique. Le panel d’applications utilisées n’est pas significatif pour pouvoir aboutir à des conclusions. Toutefois, il semble que le bilan soit mitigé. Ce billet n’est absolument pas une critique des collectivités qui ont tenté l’aventure. Au contraire, c’est important que certains prennent ce risque et en tirent des conclusions qui seront bénéfiques pour l’ensemble de la profession. Les applications peuvent être un atout pour les bibliothèques si le développement de l’appli a été bien réfléchi. Il me semble qu’il faut se poser la question des services qu’on veut offrir à partir de cette porte d’entrée. Par ailleurs, l’application doit-elle être l’homothétie du site de l’établissement ? Quoiqu’il en soit, il faut que l’utilisateur découvre une expérience différente avec une valeur ajoutée. Dans bien des cas, un site web sera plus efficace et plus pratique qu’une appli. Sans compter que ce type de service implique un coût important pour la collectivité. En revanche, si le choix de l’appli n’est pas indispensable celui d’un site adapté aux différents appareils mobiles est devenu impératif. Il est nécessaire désormais d’imposer à nos prestataires qu’ils développent des outils correspondant aux usages numériques actuels et si possible à venir. Notre visibilité dans l’écosystème du Web est en jeu.

24 commentaires à propos de “Les applis pour bibliothèques : une fausse bonne idée ?

  1. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une faus...

  2. Rétroliens : [priv] Les applis pour bibliothèques : u...

  3. Bonjour,

    J’ai trouvé l’article très intéressant. Je ne suis pas cependant pas d’avis qu’il faut regrouper tablettes et smartphones sous une même dénomination systématiquement : pour la navigation web, les tablettes peuvent avoir le même affichage qu’un ordinateur : tout dépendra de la taille de leur écran. Pour les applications, l’article souligne effectivement bien leurs avantages et leurs inconvénients. J’aurai cependant un inconvénient de plus à ajouter : le maintien à jour du contenu. En-dehors de tout ce qui approche de près ou de loin du catalogue, il faut maintenir le contenu des pages statiques si elles se trouvent présentes sur l’application. L’interface est souvent une interface indépendante de celle du site internet de la bibliothèque. Il y a donc une double intervention à effectuer en cas de modification/ajout/suppression du contenu : sur le site internet et sur l’application. Cela demande donc du temps supplémentaire. Je suis tout à fait d’accord avec la conclusion : il ne faut pas reprocher à certaines bibliothèques de faire des applications, que l’expérience soit concluante ou non. Je trouve plus intéressant de tenter une aventure et d’en tirer des conclusions (bonnes ou mauvaises) plutôt que de ne rien faire et de passer à côté de choses intéressantes. Un échec n’est pas une expérience inutile pour peu que l’on en tire profit à l’avenir.

    • Bonjour et merci pour votre commentaire. Vous avez raison de dire qu’il y a un double travail. L’administration d’une appli vient se greffer à celle du site. C’est important de le souligner. Je n’ai pas évoqué ce point là car je me suis surtout placé du côté utilisateur. Il y aurait plein de choses à dire du côté back office.

      Thomas

      • Je me permettais de souligner ce point car, sans même penser à l’aspect technique du backoffice, il s’agit d’un paramètre à prendre en compte rapidement pour les bibliothécaires qui se posent des questions sur l’intérêt d’une application pour un utilisateur et des contraintes de celle-ci (valeur ajoutée de l’application en parallèle ou en remplacement du site web? coût de développement sur plusieurs magasins d’application? coût humain pour maintenir le contenu sur la ou les applications – si elles sont présentes sur différentes plateformes – en plus du site internet).

        William

  4. Bonjour

    Il est beaucoup moins coûteux de créer des sites mobiles qui s’adaptent au terminal, plutôt que de créer des applications téléchargeables.

    Exemples avec des données Open data, de sites mobiles pouvant intéresser les bibliothèques
    – 116.473 Objets mobiliers propriété publique avec localisation
    – 38.144 premières photographies du fonds Monument Historique
    – 2650 descripteurs du Thésaurus de la désignation des objets mobiliers
    – 23.078 références les plus empruntées en 2014, par support, au sein des bibliothèques municipales de la ville de Paris

    A découvrir sur http://www.auracom.fr, choix Gratuit

  5. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une faus...

  6. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une faus...

  7. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une fausse bonne idée ? | Biblio Numericus | la bibliothèque, et veiller

  8. Article très intéressant qui soulève bien deux problèmatiques majeures :

    – Le coût que peut engendrer le développement d’une application.
    – et l’abscence d’intérêt total du public pour ces applications une fois développées.

    Lire que des dizaines de milliers d’euros ont été dépénsés pour 100 téléchargements montre un gaspillage d’argent (cela revient à 100€ par utilisateur…).
    Cela prouve bien une nouvelle fois le décalage que peuvent avoir les bibliothèques avec leur public (au bon souvenir du congrès ABF).

    A mes yeux, oui les bibliothèques doivent se tourner vers le mobile, mais surtout pas individuellement.

    Le récent projet de fédérer les différentes bibliothèques Parisiennes dans une seule appli « Affluences » est d’ailleurs un bon exemple qui semble fonctionner au vu des chiffres que j’ai pu trouver sur le site de la BPI et le play store (15 000 téléchargements).
    http://www.bpi.fr/contenus/affluences-une-application-qui-vous-simplifie-lattente
    (Il ne serait donc pas utile d’aller jusqu’à New York pour trouver une application de bibliothèques téléchargée! L’honneur est sauf :) ).

    Yves Alix et Thierry Grognet avaient d’ailleurs parfaitement soulevé ce besoin d’une application transversale dans leur rapport d’inspection générale en 2013.

  9. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une faus...

  10. Si une politique « numérique » d’établissement est bien faite, il faut faire les choses dans l’ordre et commencer par proposer un portail avec du contenu et une accessibilité mobile ET handicapés.

    L’appli, c’est du complément.
    Inutile pour ma part : si le portail est accessible aux appareils mobiles, l’appli n’est pas forcément utile.
    D’où le côté « gadget »… cher.

  11. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une faus...

  12. Rétroliens : Les applis pour bibliothèques : une faus...

  13. Je ne pense pas que la décision de Google de mettre en avant les sites « mobile-friendly » soit contraire à la « neutralité du net ». Cette neutralité parle simplement du fait que les paquets d’informations doivent être transportés par les opérateurs du réseau de manière indiscriminée, qu’elle que soit leur nature ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau ). La neutralité du net ne concerne pas un moteur de recherche. On pourrait lui demander d’être le moins partial possible dans la construction de son « ranking », pourquoi pas.

    Par contre la décision de Google contribue à renforcer le principe de « device independence » développé par le W3C : le web doit être accessible de la même manière, quel que soit l’outil utilisé pour afficher un site ou une page : ordinateur de bureau, tablette, télé, ordiphone, sous Windows, OS X, android, iOS, Windows phone, Firefox OS, Ubuntu Touch, etc.

    Du coup, la solution du site « responsive », ou « adaptative » est préférable au site version mobile (genre m.domaine.tld , voir http://www.bortzmeyer.org/urls-mobiles.html ), et bien entendu à l’application. L’application doit apporter quelque chose de plus que le site Web. Par exemple l’application OSMand qui permet de télécharger et de consulter sans réseau les cartes d’OpenStreetMap. Un site Web ne le permet pas, et c’est un réel avantage, parce qu’il est souvent très utile de pouvoir s’orienter alors que l’on ne peut pas se connecter, pour diverses raisons. Il y a d’autres situations où une action qui ne demande pas un accès réseau est pertinent, comme par exemple la lecture d’articles mis de côté, etc.

    Le cas du scan de code barre pour obtenir la notice d’un document, ou sa référence bibliographique, par exemple, pourrait bien être difficile à réaliser avec un site Web.

    Quoi qu’il en soit, merci pour cet article tout à fait intéressant !

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