Oubliez l’automate de prêt, faites place à Pepper le robot-bibliothécaire !

A l’heure de la Startup Nation, de l’innovation à tout crin, et des technologies disruptives, beaucoup de métiers sont amenés à disparaître car les tâches seront réalisées par des intelligences artificielles. A en croire les prédictions, le métier de bibliothécaire serait en voie d’extinction. Et si le futur était déjà là ?! (Musique angoissante). Après les automates de prêt et l’introduction de la RFID, notre métier voit arriver de nouveaux collègues constitués de puces électroniques, de lithium et de silicium !

Pepper, le robot de la société Softbankrobotics

L’exemple de la bibliothèque du comté de Roanoke aux Etats-Unis

La bibliothèque publique du comte de Roanoke compte désormais un nouvel agent dans son équipe. C’est le robot Pepper développé par la société Softbankrobotic. Celles et ceux qui commencent à avoir l’épiderme qui démangent, vous serez peut-être rassurés de savoir que c’est une entreprise française #MadeInFrance. Ce robot est conçu pour observer et interpréter les émotions.

« Pepper est capable d’identifier les principales émotions : la joie, la tristesse, la colère ou la surprise. Il sait ainsi interpréter un sourire, un froncement de sourcil, l’intonation de la voix, les champs lexicaux employés ou encore le langage non verbal comme par exemple l’inclinaison de la tête. L’association de l’ensemble de ces informations permet au robot de déterminer si la personne située en face de lui est d’humeur plutôt positive ou négative. »

Au-delà de ses compétences de psychologue, ce robot est surtout un concentré de technologies qui lui permet de communiquer avec des humains, de se faire prendre en selfie (il adore), de rechercher de l’information sur le web car il est connecté au réseau internet. Pepper a déjà été introduit dans des établissements scolaires et pour la première fois aux Etats-Unis, il est utilisé dans une bibliothèque.

L’intérêt de ce robot-bibliothécaire réside dans sa capacité à faire circuler et transmettre des connaissances. En effet, il est capable d’animer des ateliers dans le domaine des STEAM (science technology engineering arts math) et participe à l’acquisition de compétences relevant de la littératie numérique. Pepper initie à l’apprentissage du code avec Scratch, Python, Arduino ou même Raspberry.

Avant que les luddites en herbes ne s’attaquent à Pepper et pensent qu’ils représentent une menace pour notre métier, je conclurai en citant un des agent de la bibliothèque :

« Les bibliothèques sont accès autour des livres et de l’alphabétisation. Mais nous avons toujours été un lieu de découverte depuis des milliers d’années et l’intelligence artificielle n’en est que l’élément le plus récent. »

9 commentaires à propos de “Oubliez l’automate de prêt, faites place à Pepper le robot-bibliothécaire !”

  1. Pas de panique, il n’est pas prêt de remplacer les agents : il coûte une fortune, la programmation coûte encore plus cher et aucun algorithme n’a encore montré son efficacité dans la recherche documentaire (cf Amazon, Fnac, iTunes store etc.). Aucun robot ne répondra jamais à la question : « Je cherche un roman sympa ». Encore moins à celle-ci : « Mais si, c’était un livre rouge! »…
    Nous on a ce robot dans notre bibliothèque. Ça coûte plus cher agent et il ne connait que 10 phrases à tout cassé… Un dépense inutile! On aurait préféré avoir 2 ou 3 agent en plus!

  2. « se faire prendre en selfie (il adore) » ? Non : il est programmé pour nous dire qu’il adore. Réellement, il ressent autant d’émotion qu’un grille-pain (et ne me dites pas que votre grille-pain adore être pris en selfie).
    « Les bibliothèques sont accès autour des livres et de l’alphabétisation. Mais nous avons toujours été un lieu de découverte depuis des milliers d’années et l’intelligence artificielle n’en est que l’élément le plus récent. ». Les bibliothèques peuvent être un accès aux livres, mais sinon, elles sont axées autour des livres. Parce que des fois, derrière l’orthographe, il y a du sens.
    Et où avez-vous vu une intelligence artificielle ? Un gadget qui fait illusion à la limite…
    Seul argument intéressant de la vidéo : il serait « less intimidating ». Mais là, c’est peut-être certains bibliothécaires qui feraient bien de remettre en question (#JeDétiensLaCultureLégitime)

    • Il n’y a peut être pas de culture légitime, n’empêche qu’on peut mettre le curseur un peu plus haut que la soupe marketing dont on abreuve les populations. Si vous êtes un tenant du relativisme culturel, tout se vaut n’est-ce pas…c’est peut être vous qui n’êtes pas si légitime à exercer votre métier.

  3. Rétroliens : Les robots : bibliothécaires de demain ?

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