Ce que les bibliothèques américaines payent aux éditeurs pour les livres numériques

Coûts des livres numériques pour les bibliothèques américaines

Le tableau ci-dessus met en lumière l’hétérogénéité du modèle économique de l’ecosystème du livre numérique dans les bibliothèques américaines.

A la lecture de ce tableau, on constate qu’Hachette pratique la même politique qu’en France en interdisant l’accès simultané à ses livres numériques. Concernant le prix, il est multiplié par 3 par rapport à son homologue papier. Le prix est ramené à 1,5 un an après la publication.

Harper Collins a construit sa réputation avec la possibilité de prêter 26 fois un livre numérique acheté au même prix que le livre papier. Ce modèle a été introduit dès 2011. C’est d’ailleurs cette logique qui a inspiré les éditeurs français pour PNB.

Comme en France, certains éditeurs imposent un embargo sur les titres les plus récents. C’est le cas notamment de Macmilan et Tor (aucun lien avec le réseau alternatif). Ce dernier fixe un délai de 4 mois pour que les bibliothèques américaines puissent acheter leurs derniers titres.

D’autres éditeurs sont plus fair-play et proposent un modèle plus honnêtes pour les bibliothèques. C’est le cas de Penguin qui conditionne l’accès à ses titres via une licence perpétuelle. Autrement dit, les bibliothèques achètent une fois et possèdent le titre indéfiniment. Mais l’accès simultané n’est pas autorisé. Le titre peut monter jusqu’à 65 dollars.

Enfin, Simon and Shuster applique une politique différentes sur ses nouveautés et son fonds. Les nouveautés sont disponibles pendant 12 mois selon le modèle one-copy-one-user et de façon illimitée au cours des 12 mois. Les prix varient de 20 à 30 dollars. Pour les titres faisant partie du fonds du catalogue, les prix ne sont pas beaucoup plus chers que les livres papiers et sont disponibles pendant 2 ans.

Pour conclure, on se rend compte que nos confrères américains ne sont pas beaucoup mieux lotis que nous avec PNB. On s’aperçoit que les éditeurs français ont juste repiqué le modèle en faisant croire qu’ils se sont cassés la tête à construire un modèle. La valeur ajoutée du modèle américain réside dans l’expérience utilisateur avec OverDrive qui a rendu transparent les DRM pour les usagers. Enfin, cet été la bibliothèque de Toronto s’est félicitée d’avoir atteint les 20 millions de prêts de livres numériques. Il n’y a pas un seul titre après 2015 dans le top 10

Source : Good E-reader

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